À mon arrivée en Angleterre, j’ai commencé par avoir beaucoup de mal à converser en anglais et j’ai remarqué que tout devenait plus simple après quelques verres de la bière tiède que mes nouveaux amis semblaient tant apprécier. J’ai toujours pensé que cela était dû à l’effet désinhibiteur de l’alcool : on est plus détendu, on se fiche un peu de faire des erreurs et en conséquence, on communique plus facilement.
À présent, je ne suis plus tellement sûre de la véracité de ma théorie. Mercredi dernier, avant mon match avec ma nouvelle équipe de foot, j’arrivais à peine à comprendre notre gardienne, qui a passé toute sa vie à Leeds et parle avec un fort accent du nord. Après le match cependant, alors que nous fêtions notre victoire avec une bière réhydratante, j’ai passé une bonne heure à papoter avec elle sans interprète. J’ai fait une rapide recherche sur l’Internet, mais impossible de trouver une étude sur la relation entre l’alcool et les compétences linguistiques. Quelqu’un pourrait m’éclairer ?

De | 2016-04-08T13:54:46+00:00 30 juin 2008|Langage|7 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

7 Réaction

  1. Katherine juillet 1, 2008 à 5:47

    Je peux confirmer que c’est vrai dans mon expérience. J’aurais composé ce message beaucoup plus rapidement avec l’aide d’un peu d’alcool…

  2. Melissa juillet 1, 2008 à 6:41

    Je trouve que c’est vrai. A mon avis ce phenomène arrive car on est plus à l’aise et les mots sortent de la bouche sans réflechir trop. A reflechir trop laisse se demander si on dit quelquechose correctement ou pas qui, alors, abouti à une mauvaise réponse.

  3. nedelka juillet 3, 2008 à 3:50

    J’ai appris le serbe et je parle assez couramment mais je n’ai jamais réussi à rouler correctement le “r” slave. Pourtant, j’ai constaté, et mes amis également, que ma prononciation est bien meilleure après quelques vodkas ;-o)
    Où alors serait-ce que ma perception de la réalité est altérée par ladite vodka ?

  4. Michèle juillet 4, 2008 à 5:28

    Lors de mon premier séjour aux Etats-Unis, je ne comprenais pas un mot de ce que le pasteur (de ma famille d’accueil) me disait. Après quelques semaines, je le comprenais sans problème. Et pourtant, je ne bois pas d’alcool.

  5. Fiona juillet 6, 2008 à 10:58

    C’est curieux, moi, quand j’ai bu quelques verres, je parle plus librement, mais avec plus d’accent! Mon copain m’affirme que c’est très sexy, et même si j’essaye d’éliminer mon accent, il ressort après un verre!

  6. notafish août 4, 2008 à 12:50

    L”alcool (outre le fait que son abus nuit à la santé) a pour effet de supprimer les inhibitions. Je pense que c’est la raison pour laquelle on a souvent plus de facilité à parler et comprendre une langue étrangère lorsque l’on a un peu bu. Je pense que le cerveau est, au moins dans un premier temps (trop d’alcool a certainement des effets contraires), libéré des chaînes logiques de la compréhension et ne cherche plus à trouver les équivalents dans la langue maternelle (ou dans ton cas, dans l’anglais compréhensible). Du coup, le chemin entre le mot, sa prononciation et son signifiant est plus court, donc on comprend plus facilement.

  7. Holly G. août 15, 2008 à 3:31

    Je n’ai jamais essayé de parler les langues que je connais après avoir bu (une expérience à tenter !) mais, en revanche, j’ai remarqué que la bière a un effet salvateur sur moi dans certaines circonstances précises et me permet (simplement une petite chope) de faire disparaître mon angoisse lorsque je travaille sur quelque chose qui me donne du fil à retordre. L’alcool a un effet anxiolytique bien connu, à condition de ne pas en être dépendant et d’en user en petites quantités. Deleuze en parle très bien.

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