La semaine dernière, j’ai répondu aux questions d’une étudiante française qui prépare un diplôme de traduction. Elle m’a demandé de lui donner un conseil et je lui ai conseillé d’ignorer ceux qui lui diront que c’est un métier où il est très difficile de percer et qu’elle ferait mieux de poursuivre une autre carrière. C’est un boulot formidable qui vaut bien qu’on prenne quelques risques.
Quand j’y repense, je me rends compte que c’est le conseil que j’aurais aimé me donner quand j’étais étudiante ; je me demande si elle l’a trouvé vraiment utile. Que lui auriez-vous dit ?

De | 2016-04-08T13:50:39+00:00 8 décembre 2008|La traduction freelance|12 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

12 Réaction

  1. Laurent décembre 8, 2008 à 10:54

    Je pense que c’est un bon conseil. Beaucoup ont essayé de me dissuader de faire des études de traduction, et qui sait où je serais aujourd’hui si des traducteurs pro ne m’avaient pas parlé avec amour de leur métier !

  2. Bénédicte décembre 8, 2008 à 1:13

    Je pense que quand on a un penchant naturel pour la traduction il faut foncer car dans une autre branche on risque de se retrouver bien malheureux! (c’est du vécu)De toute façon, “qui ne tente rien, n’a rien” 🙂

  3. Fiona décembre 8, 2008 à 8:00

    J’avais posé la même question qu’elle il y a quelque mois sur ce blog. J’ai reçu la même réponse et les contrats que j’ai décrochés depuis m’ont convaincu. Je vais commencer un master de traduction parce que je pense que ça va m’apporter plus de clientèle, mais même sans, j’ai réussi à me faire de l’expérience.
    Si tout le monde dit aux traducteurs potentiels qu’ils devraient faire autre chose, on va avoir un manque de traducteurs!! 🙂
    Mes conseils seraient de paufiner son utilisation d’un logiciel de TAO, de s’intéresser à l’aspect marketing/gestion et de commencer à acquérir de l’expérience pendant ses études (faire des traductions bénévoles, faire un stage dans un bureau de traduction). Et de s’amuser avec les mots!!

  4. Chris décembre 9, 2008 à 10:17

    Les prix dégringolent (appel d’offres à 0.004 euro par mot lu récemment et des dizaines de réponses pour faire ce travail…), la qualité est souvent lamentable, les entreprises considèrent la traduction comme la dernière roue de la charrette, etc. bref, ça pourrait être mieux.
    Le métier de la traduction n’est pas réglementé et n’importe qui peut devenir traducteur. A force de mal travailler, les traducteurs sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont (étaient) assis.

  5. céline décembre 9, 2008 à 10:23

    Hmmmm… Chris, je ne reconnais pas du tout mon secteur dans ta description. J’ai augmenté mes tarifs en début d’année, je ne reçois jamais d’offres aussi lamentables et j’ai d’excellentes relations avec mes clients.
    Il existe bien entendu des traducteurs amateurs qui cassent les tarifs et la qualité, mais les vrais pros sont là, ils font du bon travail et ils gagnent bien leur vie. Va voir ma page Delicious (http://delicious.com/NTceline), clique sur le tag Translation_blog et tu trouveras un grand nombre de collègues qui font honneur à la profession et qui sont optimistes à son égard.

  6. Chris décembre 9, 2008 à 10:39

    Céline, c’est bien pour toi en tout cas et je te souhaite que cela continue le plus longtemps possible.
    J’aimerais être optimiste mais j’ai de plus en plus l’impression que la qualité est un terme purement utilisé pour “communiquer” avec les clients (à des fins de promotion si tu veux) et que finalement la seule chose qui compte c’est le prix. Les clients choisissent l’offre la plus basse et se moquent du reste.

  7. céline décembre 9, 2008 à 10:45

    Je suis d’accord avec toi : il y a énormément de compagnies qui ont besoin de services de traduction mais refusent d’y accorder le budget nécessaire, souvent parce qu’ils ne savent rien de notre secteur. Je refuse régulièrement des contrats proposés par des clients qui ne comprennent pas que la traduction nécessite du temps et des efforts.
    C’est à nous de leur expliquer qu’une mauvaise traduction risque de saper leur stratégie marketing, que la traduction est un investissement qui rapporte car il se traduit (!) en plus grosses parts de marché.
    Il faut à tout prix éviter ceux qui mettent la qualité au dernier rang de leurs priorités et tout faire pour trouver les clients qui sont prêts à payer pour de bonnes traductions : ils existent, mais il faut tout mettre en œuvre pour les dénicher. C’est d’ailleurs pour cela que du côté anglais, nombreux sont les collègues qui conseillent de développer ses réseaux, participer à des forums, etc. pour se faire connaître.

  8. vincent R décembre 9, 2008 à 1:04

    Le topic est intéressant.
    Si vous le souhaitez, vous pouvez donner ces deux liens à l’étudiante en question ou à toutes les autres personnes intéressées.
    Il s’agit du résultat d’une enquête que nous avons menée (nous : TradOnline, agence de traduction et KDz’ID, société de conseil auprès des TPE et PME), s’adressant aux traducteurs indépendants et visant à recueillir leurs avis et analyses sur la situation actuelle de la filière et les relations entre acteurs de cette filière, notamment les agences de traductions.
    Cela peut donner une image fidèle, partielle mais actuelle (plus de 400 réponses) de la situation de la filière, du point de vue de ces traducteurs indépendants.
    Voici le lien pour télécharger l’étude et sa synthèse : http://www.tradonline.fr/surveys/synthese-enquete-filiere-traduction-TradOnline-KDZID.pdf
    résultats détaillés : http://www.tradonline.fr/surveys/resultats-enquete-traducteurs-TradOnline-KDZID.pdf

  9. céline décembre 9, 2008 à 3:00

    Très intéressant, merci !

  10. valérie décembre 9, 2008 à 6:25

    bonjour , oui j’ai trouvé ce conseil utile , comme tu me l’as dit durant notre interview c’est un métier qui demande un amour pour l’indépendence et donc il est important de savoir faire ses propres choix et de ne pas se laisser influencer par ceux qui tente de se mettre en travers de notre route. Merci encore pour les conseils que tu m’as donnés, au revoir.

  11. de BOISMENU Christine juin 12, 2009 à 9:52

    Je tombe sur cette page : exactement ce qu’il me fallait, exactement au moment voulu !
    Je vais explorer vos ressources qui vont m’aider grandement … Merci, et bonne continuation !

  12. Valérie janvier 28, 2010 à 12:57

    Avec ma maîtrise LEA (relations internationales) datant de 1996, une formation en commerce international via une CCI et quelques années d’expérience dans diverses entreprises (multinationales, PME..).
    L’accumulation de CDD et aujourd’hui vos conseils qui tombent à pic m’encouragent à me lancer vers MA véritable passion LA TRADUCTION.
    Je vais me donner les moyens d’y arriver. Vous avez raison, il faut savoir prendre des risques sans se laisser influencer et pouvoir espérer un jour vivre de ma passion. Le parcours ne sera sûrement pas facile, semé d’embûches mais je pense qu’il en vaut vraiment la peine. Ma motivation est grande. Sincèrement, merci, je vais suivre vos conseils, bien me préparer et bien me renseigner avant de me lancer. Bonne continuation.

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