J’en avais entendu parler, rarement, il faut bien le dire, mais tout de même, c’est un bruit qui courait sur certains forums de traducteurs et traductrices. Un collègue m’en avait confirmé l’existence, mais un doute planait sur ses dires (il a tendance à raconter des bobards). Et puis voilà que ça m’est arrivé. Voyez par vous-même :

Chère Céline,

Suite à notre discussion, je t’envoie en pièce jointe la présentation Powerpoint à traduire en français. Envoie la traduction quand tu veux, inutile de te presser, prends ton temps.

Cordialement

S.

Une Traduction Qui Peut Attendre.
J’ai bien envie de prendre ma retraite.

De | 2016-04-08T13:50:40+00:00 14 mars 2008|La traduction freelance|6 Comments

À propos de l'auteur:

Celine

Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

6 Réaction

  1. frederique mars 14, 2008 à 11:02

    Si tu n’avais pas copié le mail, je ne l’aurais pas cru!

  2. Bénédicte mars 15, 2008 à 9:24

    Tiens, c’est la première fois que j’entends parler d’une traduction qui n’est pas à rendre pour la semaine dernière! Je n’en crois pas mes yeux!

  3. Fiona mars 16, 2008 à 6:44

    Merci, merci, merci. J’ai découvert votre site il y a quelques mois et je ne me lasse pas de parcourir tous les post passionnants que j’ai loupés. Encore étudiante en allemand, je me destine à la traduction et travaille actuellement à temps partiel comme traductrice. Jusqu’à maintenant, j’ai toujours entendu les phrases suivantes: “traductrice! oh mais c’est dur de trouver du travail”/”faut être très doué, hein!” etc. Lire votre blog m’a permi de me convaincre qu’il y a une voie, si l’on travaille bien et honnêtement. Je me suis également reconnue dans les posts sur la solitude de la traduction… I am not alone!! 😉 Et j’admire votre ethique de travail que j’espère pouvoir partager plus tard (“je ne peux pas le faire – je ne le fais pas”; “je ne me vends pas pour une misère – you only get what you pay for!”).
    En un mot: merci!

  4. céline mars 17, 2008 à 9:32

    Fiona, moi aussi on m’avait dit que la traduction était une carrière réservée à l’élite de l’élite et qu’il était très difficile, voire impossible, d’en vivre. Résultat : CAPES et quelques années perdues dans l’enfer des salles de classe. Si tu es sérieuse, travailleuse, honnête, déterminée à réussir et que tu ressens une vraie passion pour les langues, tu réussiras.

  5. Nathalie avril 9, 2008 à 2:57

    Bonjour Céline,
    Oui,enfin, même en étant travailleur, passionnée, pro and so on, on est toujours à la merci des scrutateurs (j’entends, des relecteurs en tout genre) qui ne cessent de commenter sur la “qualité” des traductions. Avec 8 années d’expérience, un DESS de traduction juridique, j’en suis toujours aux mêmes remarques désobligeantes des uns et des autres, qui ne sont, en général, jamais satisfaits! Nous sommes, vraiment, des pions que l’on déplace sans aucune reconnaissance.
    Qu’en pensez-vous?

  6. céline avril 10, 2008 à 8:33

    Je ne me reconnais pas dans votre description de « pion que l’on déplace sans aucune reconnaissance », j’ai plutôt le sentiment d’être appréciée et valorisée dans mon travail. C’est peut-être parce qu’avec l’expérience, je suis capable de reconnaître les gens manquant de sérieux et de rapidement décliner leurs propositions de travail. Les collègues grincheux existent, mais il n’y a rien de plus facile que de remettre à sa place un relecteur dont les remarques sont injustifiées ; la clé, c’est de garder son sang-froid et de garder une attitude professionnelle en essayant de mettre ses sentiments de côté. Pas facile, remarquez !

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