Je suis de retour des États-Unis où j’ai passé des vacances fantastiques (vous me voyez sur la photo ?).
Je ne vais pas aborder le sujet des différences entre l’anglais britannique et l’anglais américain : d’autres blogs spécialisés dans ce domaine proposent des analyses beaucoup plus intéressantes que tout ce dont je serais capable, en particulier Separated by a common language, que je suis avec plaisir depuis longtemps.
meinbryceCe qui m’a le plus marquée, du point de vue linguistique, surtout à San Francisco, c’est la fréquence et la facilité avec laquelle j’ai entendu des gens passer d’une langue à une autre.
Deux exemples me viennent à l’esprit : dans la rue à San Francisco, j’ai entendu une mère dire bonjour à son fils et à ses amis dans un américain parfait, puis lui demander en espagnol de promener le chien avant le dîner. Elle est ensuite repassée à l’anglais pour dire au revoir aux jeunes et leur intimer d’être sages. Deux jours plus tard, je faisais la queue pour acheter un hamburger quand une femme à l’allure typiquement californienne, armée d’un sourire étincelant et d’un bronzage doré, m’a demandé si c’était bien là qu’on pouvait acheter les meilleurs hamburgers de Sausalito. J’ai répondu que c’était en tout cas ce qu’affirmait mon guide touristique. Elle m’a remerciée avec un enthousiaste « Thank you very much, you have a great day! » avant de se tourner vers son ami pour lui faire part de la bonne nouvelle dans une langue que je n’ai pas reconnue (le russe ?).
Cela m’a menée à m’interroger sur la question du bilinguisme en Amérique : une rapide recherche m’a fait découvrir un article publié en 2005 par le Migration Institute sur le bilinguisme aux USA et le site du Census Bureau, qui donne des informations très complètes sur de nombreux sujets, dont l’utilisation des langues aux USA. On y apprend que

En 2000, 18 pour cent des plus de cinq ans, autrement dit 47 millions de personnes, indiquaient parler une autre langue que l’anglais à la maison.

Ces données remontent à l’an 2000, date du dernier recensement, et ne sont donc pas toutes fraîches ; il sera intéressant de suivre l’évolution des différents indicateurs lors du recensement de 2010.
J’ai failli m’endormir trois fois en écrivant ce billet et je dois tenir six heures si je veux me coucher à une heure normale. Vous avez des conseils pour se remettre rapidement du décalage horaire ?

De | 2016-10-18T15:49:20+00:00 28 novembre 2008|Langage|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Michèle novembre 29, 2008 à 3:53

    La mélatonine ! Je n’en ai pas pris cette fois et je ressens toujours les effets des 8 heures de décalage entre Denver et Paris (un mois après mon retour). Comment as-tu trouvé le Colorado ?

  2. Bela novembre 29, 2008 à 4:47

    Normalement, Céline, vous ne devriez pas avoir trop de problèmes : on souffre beaucoup plus du décalage horaire quand on voyage d’est en ouest.
    Ravie que vous ayez passé de bonnes vacances.:-)

  3. Wen décembre 1, 2008 à 10:18

    Voilà, ça fait 2 ans que j’ai votre site dans mes favoris et que j’y passe régulièrement. J’apprécie beaucoup vos articles (notamment sur la journée type du traducteur, et aussi celui de la boulangère “contre” la linguiste), et enfin j’ose laisser un commentaire.
    J’essaierai de laisser plus d’avis désormais. A bientôt !

  4. céline décembre 1, 2008 à 10:35

    C’est pas compliqué, j’ai tout adoré. Et le décalage horaire, c’est de la rigolade, je me sens déjà dans le bain. Wen, merci d’avoir sumonté ta timidité, les bloggers adorent les petits bonjours de leurs lecteurs.

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