Je suis blessée. Ma productivité va chuter et je vais avoir du mal à envoyer toutes mes traductions à temps. Les blessures et maladies graves ont un impact considérable sur les travailleurs indépendants ; elles nous empêchent de travailler et donc de gagner notre vie. Si nous sommes hors service trop longtemps, à cette perte de revenus peut s’ajouter une perte de clients, qui sont tentés de chercher une autre personne capable de prendre en charge leurs travaux de traduction. C’est pour cela que j’ai pris une assurance qui me couvre si je suis dans l’impossibilité de travailler à cause d’une maladie ou d’une blessure, mais elle ne prend effet qu’après une période d’inactivité de 13 semaines. Ce n’est pas idéal, mais un délai plus court s’accompagnerait de cotisations largement plus importantes.
La sécurité était donc ma préoccupation numéro un lorsque je me suis lancée à l’assaut de ma première piste, entourée de surfers-bolides et autres missiles humains. En plus de cela, comme j’étais avec des amis plus doués que moi (y compris un guide de haute montagne), j’ai été obligée d’aller plus vite que ne me le dictait la prudence pour ne pas trop me laisser distancer. Cependant, l’idée d’une jambe cassée me faisait tellement horreur, pour mon travail et en général, que je me suis concentrée à fond et que j’ai réussi à survivre indemne à trois jours de ski aussi intenses que fantastiques.
carrotsoup Alors, que s’est-il passé ? Ma célèbre soupe à la carotte. Trois jours à dévaler des pentes enneigées et raides, un petit peu trop vite au vu de mes capacités limitées, et où est-ce que je finis par me blesser ? Dans ma propre cuisine. Je ne me suis pas contentée d’émincer 600 g de carottes, j’ai aussi réussi à ajouter un bout d’index gauche à ma tambouille. Résultat : je dois taper avec un doigt équipé d’un énorme pansement. Ça fait (un peu) mal et je n’arrête pas de taper sur deux touches à la fois. La morale de l’histoire ? Je n’en suis pas sûre. Remarquez, la soupe au doigt était bonne.

De | 2016-10-18T15:49:32+00:00 4 février 2008|La traduction freelance|11 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

11 Réaction

  1. Bénédicte février 4, 2008 à 10:01

    Pas de chance 🙁 Je commençais à trouver suspect ce silence… Prompt rétablissement et bon courage.

  2. Elisabeth février 4, 2008 à 12:18

    Si ça peut te consoler, tu n’es pas la seule: je me suis cassé l’annulaire droit il y a deux semaines en jouant au volley, et j’en ai encore pour 4 semaines à voir le doigt bloqué dans une attelle…plus la rééducation qui viendra après!
    Mais pour taper sur le clavier je m’en sors pas mal, heuresement!
    Courage!

  3. céline février 4, 2008 à 12:48

    La galère ! Tous les mercredis avant le foot, j’envoie une petite prière à St Jérôme pour que nos nouvelles joueuses espagnoles lèvent un peu le pied. Ces jeunes, alors.
    P.S : j’adore le volley. Bon courage !

  4. marion février 5, 2008 à 12:23

    Waiter, there’s a finger in my soup!
    Personnellement, je préfère les croûtons, mais merci.

  5. Marie-Aude février 9, 2008 à 2:27

    C’est le moment d’essayer un logiciel de contrôle par la voix 🙂
    J’ai entendu dire plein de bien de Dragon NaturallySpeaking par quelqu’un qui blogue bilingue, ça devrait pouvoir te convenir :
    http://climbtothestars.org/archives/2002/10/23/je-parle-a-mon-ordinateur/

  6. céline février 9, 2008 à 3:58

    Merci Marie-Aude, mes collègues de bureau vont te bénir !

  7. Gertrude février 9, 2008 à 9:13

    Bouuh, bon rétablissement.

  8. Marie-Aude février 10, 2008 à 1:56

    My pleasure 🙂

  9. Stephanie Booth février 11, 2008 à 8:09

    Pour avoir utilisé le Dragon dans un bureau ouvert, quand j’avais trop mal aux doigts pour taper, je dois dire que mes collègues ont été agréablement surpris par le peu de dérangement que ça occasionnait pour eux.
    Quand on dicte, on parle nettement moins fort qu’au téléphone. C’est presque comme si on avait une conversation à voix basse avec quelqu’un qui est juste à côté.
    Je t’encourage en tous cas à essayer — moi ça m’a sauvé la vie.

  10. céline février 11, 2008 à 8:17

    Tiens, c’est intéressant, j’étais persuadée que le fait de travailler dans un bureau ouvert constituait un obstacle insurmontable à l’utilisation de ce type de programme. Et ça marche bien ?

  11. Stephanie Booth février 12, 2008 à 8:57

    Très bien. Je l’ai utilisé plusieurs mois durant au travail. Il faut simplement un “noise-cancelling” microphone, et apprendre à utiliser le système quelque part au calme (c’est un peu stressant les premiers jours — on n’a pas appris à taper non plus en une semaine!)

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