Suite à mon billet conseil à une étudiante en traduction, une lectrice m’a demandé ce que je ferais dans les situations suivantes :
Un client se plaint de la qualité d’une traduction. Vous savez que vous avez fait du bon travail, comment vous défendez-vous ?
Cela m’est arrivé hier. Mon client, une agence avec qui je travaille depuis 8 ans, m’a renvoyé une traduction faite en décembre. Le client en avait corrigé environ 75% et l’agence m’a demandé d’analyser ces modifications. J’ai constaté que le relecteur avait changé la majorité des termes techniques du texte ; pourtant, je les avais trouvés dans un document de référence que le client avait envoyé pour assurer la cohérence de cette nouvelle traduction avec d’autres travaux effectués précédemment. J’ai aussi remarqué que le texte corrigé contenait plusieurs erreurs qui n’étaient pas dans ma traduction.
J’ai rédigé un rapport donnant le détail des différentes corrections par catégorie. J’ai conclu en disant que la terminologie du texte ne respectait plus celle d’anciennes traductions en français et que la nouvelle traduction devait être à nouveau relue pour en éliminer les erreurs.
On vous demande de relire une traduction avant de l’envoyer au client ; elle est pleine d’erreurs. Que faites-vous ?
Quand un nouveau client me demande de réviser ou de relire une traduction, je demande toujours à voir le texte avant d’accepter. Dans notre secteur, il arrive souvent qu’on confie une traduction à une personne sans qualification et je refuse de corriger un document qui doit être repris à zéro. Si le document est envoyé par un client en qui j’ai confiance, je le contacte pour expliquer que la traduction est tellement mauvaise que je vais devoir facturer un taux supérieur pour prendre en compte le temps supplémentaire qu’il me faudra pour parvenir à un texte de qualité.
Pour d’autres situations difficiles, allez voir 10 situations pas commodes dans lesquelles une traductrice risque de se retrouver et comment s’en sortir.

De | 2016-10-18T15:49:17+00:00 16 janvier 2009|La traduction freelance|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Fiona janvier 24, 2009 à 1:23

    On pourrait rajouter: “comment faire quand un client se prend pour le patron et exige des conseils linguistiques / explications à tout bout de champ” sans payer… (du vécu). Franchement, le métier de traducteur est loin d’être celui d’un simple linguiste!

  2. Yvon Thivierge février 5, 2009 à 8:35

    À “when the cows come home”, on peut ajouter “when pigs fly”.
    En revanche, l’expression “when the chickens come home to roost” (quand les poulets retournent sur leur perchoir)a une toute autre signification, soit “on récolte ce que l’on a semé” ou “comme on fait son lit on se couche.”

  3. Yvon Thivierge février 6, 2009 à 7:37

    Tournures alambiquées et formules archaïques.
    C’est en lisant l’appréciation de vos qualités de traductrice par un de vos clients que je me suis rappelé le tour de force déployé par les traducteurs de la Chambre des communes à Ottawa qui réussissent à épurer les textes juridiques anglais qui leur sont confiés de leurs tournures alambiquées et formules archaïques, les rendant ainsi non seulement plus courts et concis mais surtout beaucoup plus agréables à lire :
    “Céline Graciet est capable de transformer un anglais quelque peu lourd et compliqué en français élégant, clair et authentique. Elle garde toujours à l’esprit le public auquel s’adresse le texte et est capable de mettre à la portée de lecteurs francophones des concepts potentiellement déroutants car spécifiques à une culture précise”.

  4. jean-paul février 7, 2009 à 8:26

    L’expression est aussi: “and pigs might fly.”(tu parles/ ça n’est pas demain la veille/ quand les poules auront des dents) et aussi, ‘à la Saint-Glinglin!’ (pas ‘JUSQU’À la Saint-Glinglin’).
    Ex: “Don’t worry, she’ll pay you back! Réponse désabusée –> Yeah, and pigs might fly!”
    Pour celles et ceux qu’intriguent/que ravissent/que déroutent les expressions anglaises, je recommande un petit ouvrage amusant et fort bien fait ‘FLYING PIGS, mille et une expressions pour apprendre l’anglais (Stephen Lewis),’ agrémenté d’illustrations très drôles.

Les commentaires sont fermés.