hiddenHier soir, j’ai regardé Caché, un film très fort, véritable allégorie du sentiment de culpabilité de la France à l’égard de son passé colonial. J’ignorais tout du massacre du 17 octobre 1961, qui a vu la police tuer entre 200 et 300 Algériens pendant une manifestation pacifique à Paris. Des dizaines de manifestants ont été jetés dans la Seine, tandis que d’autres sont morts en détention.
Tant de passages de l’histoire française sont occultés par les programmes scolaires, en particulier les épisodes les moins glorieux de la guerre d’Algérie, que je suis reconnaissante aux écrivains et réalisateurs de m’aider à combler mes lacunes. En général, je me contente d’un court message sur Twitter pour partager un film ou un roman que j’ai aimé, mais celui-ci a eu un tel impact sur moi que j’ai eu envie de lui consacrer ce court billet. Vous l’avez vu ?

De | 2016-10-18T15:49:17+00:00 28 janvier 2009|Culture|2 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

2 Réaction

  1. jean-paul janvier 28, 2009 à 7:57

    Citons un autre massacre, perpétré cette fois en Algérie, peu avant l’indépendance de ce pays. Silence total de la France devant cette infamie, occultée aussi des livres d’histoire.
    Voici les faits:
    “Le 26 mars 1962, une semaine seulement après la signature des accords d’Évian, des centaines de citoyens FRANÇAIS tombent en quelques minutes sous les balles de soldats FRANÇAIS rue d’Isly à Alger, à la suite d’une manifestation. L’armée française ouvre le feu. Bilan : soixante morts, 150 blessés.”
    http://www.mon-programme-tv.be/television/18514761/Le-massacre-de-la-rue-d-Isly.html
    J’avais 15 ans à l’époque. Le traumatisme fut terrible. Quelques semaines plus tard, ayant le choix entre “la valise ou le cercueil,” (slogan du FLN), ma mère, mes deux frères (14 ans et 12 ans) et moi-même quittions l’Algérie pour toujours. Nous avions effectivement, et en tout et pour tout, une valise à la main.
    Pour certains, les souvenirs restent à jamais. La France, elle, s’empresse de les oublier!

  2. Michèle janvier 30, 2009 à 3:10

    Je ne pense pas non plus avoir étudié cette période à l’école. Il me semble que nous n’avions jamais dépassé la seconde guerre mondiale. J’avais entendu parler du métro Charonne dans le film Diabolo Menthe. J’avais vérifié dans le Quid (il n’y avait pas Internet à l’époque) et les renseignements fournis étaient plus que succincts.
    Pour la fusillade de la rue d’Isly dont parle Jean-Paul, on ne précisait pas qui avait fait quoi.
    Pour la manifestation d’octobre, je me souviens d’une émission de radio de Claude Sérillon où il parlait de Papon, et c’est là que j’avais appris que des corps avaient été retrouvés dans la Seine.
    A ce sujet, je viens de lire deux livres de Didier Daeninckx (“Camarades de classe” et “Itinéraire d’un salaud ordinaire”) où il parle notamment de cette époque. Edifiant !

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