Un traducteur débutant dans le métier m’a demandé conseil : il a reçu des offres de travail, mais à des tarifs extrêmement bas (0,02 € le mot). Il a refusé et se demande maintenant s’il a bien fait.
Ma réponse est simple : si tu penses que le tarif est trop bas, c’est qu’il l’est, et il faut dire non. Utilise un outil comme le calculateur de tarif pour décider d’un prix qui te permettra de vivre comme tu le souhaites et tiens-t’y. Baisser ses tarifs ne mène jamais à rien de bon. J’aurais beaucoup à dire sur ce sujet, mais je suis débordée de travail, alors voici quelques billets de collègues pleins d’excellents conseils. N’hésitez pas à en partager d’autres dans les commentaires, surtout s’ils sont en français.
Les tarifs de la traduction technique
Negotiating: art, not science
Supplier or demander?
Handling clients who ask for low rates
9 factors to consider when determining your price
Low rates for beginners

De | 2016-10-18T15:49:14+00:00 13 février 2009|La traduction freelance|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Laurent février 13, 2009 à 3:27

    Et oui, j’en ai en effet parlé il y a peu sur mon blog.
    J’ajouterai qu’on m’a également proposé des tarifs dérisoires (2-3 cents le mot), venant sans surprise d’éditeurs italiens. Pour moi, succomber aux sirènes de la sous-enchère revient purement et simplement à faire du tort, non seulement a soi-même, mais aussi à toute la profession: si des traducteurs acceptent de tels tarifs, pourquoi proposer plus?
    Ma réponse est aussi simple que la tienne, Céline: oui, le traducteur a eu raison de refuser!

  2. Marie-Aude février 14, 2009 à 9:07

    C’est effectivement nettement trop bas !
    Les prix les plus serrés que j’ai vus, qui sont proposés par des traducteurs bossant à distance, dans des PED, commencent à 3 centimes le mot.
    Et travailler à distance, ce sont des choix qui impliquent un certain nombre de désavantages, en échange du coût très bas.
    Je n’oserais jamais demandé 2 centimes du mot. C’est de l’esclavagisme.

  3. Gustave février 15, 2009 à 10:38

    Sur Wikipédia je lis au sujet de l’encyclopédie en russe Brockhaus et Efron parue avant 1914 cette anecdote amusante: «Les débuts faillirent être catastrophiques car, par souci d’économie, on fit traduire les articles du dictionnaire allemand “Conversations Lexicon” par des étudiants mal payés qui se vengèrent en remettant un travail en conséquence. On sauva la situation en invitant les meilleurs spécialistes russes à rédiger directement les textes.»
    Il est évident qu’en payant 0,02€ du mot on ne peut s’attendre à un travail correct.

  4. Fiona février 15, 2009 à 4:42

    Je pense que l’argument majeur, c’est de se dire que pendant qu’on fait l’esclave, on ne peut rien faire d’autre. Je m’explique: pendant qu’on travaille pour 2 centimes le mot, on doit refuser toutes les autres propositions “décentes” qui se présentent. Ce serait dommage de ne pas être libre, non? Je pense qu’à certains moments, on peut accepter, pour certaines raisons, un tarif inférieur (mais bon, pas 2 centimes au mot, hein) si c’est vraiment couplé à des avantages, comme des délais longs et flexibles par exemple. Je pense que dans ce cas-là, on peut négocier le tarif plus bas contre un délai flexible: quelque chose de mieux payé se présente? A la trappe temporairement… Le mieux est bien sûr de travailler perpétuellement pour 15 centimes, mais bon, ça n’est pas forcément le cas quand on démarre (ni même après quelques années dans certains domaines)…

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