manifestoDepuis que j’ai commencé à travailler dans un espace partagé en 2005, le cotravail a pris son essor. C’est maintenant une option offerte à de plus en plus d’indépendants. Il a aussi changé : quand j’ai emménagé dans mon espace de cotravail de Brighton , la seule option qui s’offrait à moi était de louer un bureau qui m’était réservé et auquel j’avais accès 24h/24, 7j/7. À Leeds, je travaille dans un espace complètement différent , où je n’ai pas de bureau « à moi » : je m’installe en fonction de l’espace disponible à mon arrivée. C’est le concept du hotdesking, ou partage flexible de l’espace de travail. Le plus beau, c’est que chaque bureau est équipé d’un Mac et d’un écran cinéma, ce qui est assez rare pour un tel environnement et favorise un confort de travail extrême.
Ce type de cotravail basé sur la flexibilité de l’accès aux bureaux se répand actuellement, à tel point qu’il est maintenant proposé dans ma ville de Brighton : si je le désirais, je pourrais donc conserver ce mode de fonctionnement à mon retour. Quelles sont les différences entre les deux types de cotravail ?
Cotravail avec accès exclusif
Avantages :

– Tout votre équipement rassemblé en un endroit
– Disponibilité garantie
– Accès 24h/24h, 7j/7
– Une communauté généralement plus installée facilite le contact

Inconvénients :

– Coûteux (je payais 250 £ par mois à Brighton)
– Peu de flexibilité si l’on a envie de travailler chez soi

Cotravail avec accès flexible
Avantages :

– Bon marché (80 £ à Leeds)
– Flexibilité totale
– Une rotation plus importante fait qu’on rencontre plus de gens

Inconvénients :

– Accès non garanti
– Nécessité d’avoir un espace de travail à la maison

J’ai aussi travaillé dans un troisième bureau, que j’hésite à comparer aux deux autres. La société Regus propose un produit appelé « campus », bureau partagé suivant le même principe que mon bureau de Brighton. J’y ai passé six mois extrêmement désagréables, ce qui m’a appris qu’une communauté de freelancers ne se crée pas automatiquement. Elle doit être gérée par une équipe qui a une affinité avec ce mode de travail et s’engage à créer l’environnement le plus adapté à nos besoins. Si vous pensez à utiliser un espace de cotravail, je vous conseille donc de vérifier que ses responsables ne s’intéressent pas uniquement à votre loyer, mais se donnent pour objectif de créer une bulle de productivité freelance.
Quel système emporte ma faveur ? C’est difficile à dire. Mis à part mon expérience désastreuse chez Regus, mes cinq années de cotravail ont été vraiment enrichissantes. J’ai aimé avoir mon propre bureau en dehors de chez moi, mais j’apprécie aussi beaucoup la flexibilité du hotdesking. Finalement, une seule chose compte : rejoindre une véritable communauté d’indépendants pour nouer des amitiés et se soutenir mutuellement. Si l’aventure vous tente, cette carte du cotravail vous aidera à trouver un espace près de chez vous.

De | 2016-10-18T15:48:53+00:00 26 avril 2010|La traduction freelance|3 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

3 Réaction

  1. Sabine avril 26, 2010 à 11:25

    J’ai eu une expérience de cotravail réussie, à Paris, où une société louait un espace de travail dans ses bureaux ; j’ai même fini par travailler pour eux ! Malheureusement, il n’y a pas d’espace de cotravail dans ma ville flamande…
    Une expérience que je tenterai bien éventuellement : les Jelly.
    http://wiki.workatjelly.com/

  2. céline avril 26, 2010 à 1:34

    Merci d’avoir partagé ce lien sur les jellies, je ne connaissais pas !

  3. Audrey avril 27, 2010 à 9:27

    Un grand merci pour cette étude comparative très intéressante, Céline. Je ne sais pas encore quand je me sentirai prête à sauter le pas, mais c’est très intéressant de savoir ce qui est disponible sur le marché.
    La flexibilité du “hotdesking” me fait penser un peu à mon travail en bibliothèque (la possibilité de ne pas avoir de place du tout, une place différente à chaque fois), les contacts sociaux en plus et l’accès aux ouvrages de référence en moins (mais même en bibliothèque, je ressens le besoin de déménager la moitié de mon bureau!).

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