dandelionJe suis vivante ! Enfin, tout juste. Les derniers mois ont été mouvementés : mon déménagement de Leeds à Brighton a coïncidé avec l’arrivée dans mon carnet de commandes de quatre nouveaux clients qui ont accaparé mon emploi du temps. Les traducteurs ne peuvent pas vraiment se contenter de leurs clients existants et au fil des ans, j’ai mis en place une stratégie toute simple (à tel point qu’elle mérite à peine d’être qualifiée de stratégie) qui m’aide à nouer régulièrement de nouveaux contacts, qui deviennent parfois des clients. Elle se fonde sur un principe élémentaire : j’ai déterminé les méthodes les plus efficaces pour me faire connaître, et je me focalise sur leur amélioration.
Ce site Internet constitue mon principal outil. Je n’ai pas réussi à trouver le temps de mettre le blog à jour récemment, mais même sous sa forme statique, il attire environ 10 000 visiteurs par mois, dont une proportion minuscule m’apporte du travail. C’est d’ailleurs comme cela qu’une de mes nouvelles clientes m’a trouvée en octobre : elle a entré « Traducteur de l’anglais vers le français » dans Google et m’a repérée sur la première page de résultats. Quelques emails et un court test plus tard, elle a décidé de me confier ses traductions. Mon deuxième client a également trouvé mon site Internet en 2006 et je me souviens qu’il m’avait dit qu’il adorait mon site et voulait absolument travailler avec moi. À l’époque, ce commentaire avait confirmé que j’étais sur la bonne voie et m’avait beaucoup encouragée. Nous n’avons en fait pas travaillé ensemble à l’époque, mais il m’a à nouveau contactée le mois dernier et j’ai pris en charge ses traductions.
Le troisième client est basé à Brighton. Il a envoyé un email interne à toute son organisation, demandant si quelqu’un connaissait un traducteur français, et une de mes amies, qui travaille avec lui, lui a passé mes coordonnées. Nous avons pris un café ensemble et je participe maintenant à un projet de trois ans.
Le quatrième client m’a été envoyé par une collègue que je recommande à mes clients quand je suis en surcharge de travail : c’est un exemple sympa de collaboration et de réseautage entre traductrices.
Site internet, contacts personnels, contacts professionnels. Ce sont les méthodes qui fonctionnent le mieux pour moi. À mon avis, le secret d’une bonne stratégie marketing, pour les traducteurs comme pour les autres indépendants, consiste à déterminer les méthodes les plus efficaces pour augmenter sa visibilité et tout faire pour les exploiter. J’avais l’intention d’étoffer mon plan en présentant ma candidature à l’Institute of Translation and Interpreting, mais il semble que je me sois heurtée à un mur… j’y consacrerai prochainement un billet.
Photo de pissenlit de Neil.

De | 2016-10-18T15:48:45+00:00 12 novembre 2010|Marketing et networking|6 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

6 Réaction

  1. jean-paul novembre 13, 2010 à 7:54

    Bravo Céline pour ce bel exemple de réussite professionnelle !

  2. Audrey novembre 13, 2010 à 4:17

    Très intéressant Céline. Je dois dire qu’au bout de trois ans dans la profession, je fais le même constat : site internet, bouche à oreille entre clients satisfaits et contacts personnels/professionnels, voilà ce qui marche le mieux pour moi. J’ai laissé tombé la Chambre de commerce de ma ville au bout de 2 ans, cela ne m’apportait strictement rien, que ce soit leurs soirées réseautage ou une publicité dans leur base de données. Par contre, l’annuaire du Chartered Institute of Linguists m’a permis d’être contactée par des agences qui sont maintenant des clients. Les conférences et les formations PROZ/ITI/IOL m’ont permis de rencontrer d’autres collègues, ce qui a débouché aussi sur des projets. J’ai d’ailleurs hâte de lire ton prochain billet sur ta candidature pour l’ITI.

  3. céline novembre 13, 2010 à 5:10

    @jean-paul : merci, dommage que l’ITI ne soit pas d’accord avec toi !
    @Audrey : Aha ! Intéressant. Un copain me turlupine depuis un moment pour que je devienne membre de la chambre de commerce de Brighton, mais j’ai mes doutes quant à l’efficacité de cette démarche. Il va falloir que j’arrête de faire la timide et que j’assiste à quelques conférences…

  4. Leslie novembre 18, 2010 à 9:21

    Céline, just curious, you say you’re back in Brighton, but are you working from home and/or back in the Brighton Deskspace again that you described in your April blog article on “Cotravail et hotdesking”? I’m in Bordeaux and going to a meeting about coworking tomorrow…it’s finally really taking off here. I would love to hear more about your experience.

  5. céline novembre 18, 2010 à 9:41

    Hi Leslie, I’ve moved with three of my original Brighton Deskspace buddies into a different coworking space – there are more and more in Brighton. The post you quote contains all the links to the articles on my experience of coworking, but is there any aspect of it I’m not covering? What specific questions do you have?

  6. farid novembre 25, 2010 à 2:04

    merci pour ces orientations et ces conseils récents vraiment je suis très content de lire ces textes.
    d’ailleurs ,j’ai pris beaucoup d’information a partir de ce site important

Les commentaires sont fermés.