shoal of fish
Les Jeux olympiques ont occupé une part beaucoup trop importante de mon emploi du temps la semaine dernière, et j’ai remarqué qu’un mot français datant de 1925-1930 était très utilisé : repêchage. C’est un excellent exemple d’emprunt, processus qui, pour une langue, consiste à adopter dans son lexique un terme venu d’une autre langue. Ce phénomène d’emprunt marche bien sûr aussi de l’anglais au français : dans L’aventure des mots français venus d’ailleurs (Robert Laffont, 1997, p. 17), Henriette Walter fait remarquer que sur 60 000 mots d’un dictionnaire de français usuel, 8 600 sont d’origine étrangère, soit 14,3 %, dont 25 % de mots anglais.
Les grandes périodes d’emprunt lexical dans l’histoire de l’anglais (en anglais)
Base de données mondiale des emprunts lexicaux (en anglais)
Arbre de classification des emprunts lexicaux (en anglais)
Poissons par Richard Ling

De | 2016-04-08T14:00:19+00:00 5 août 2012|Mots|1 commentaire

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

Un commentaire

  1. Le vieux Gustave août 26, 2012 à 12:44

    Voilà qui console un peu d’apprendre que, pour une fois, ce sont les anglophones qui nous empruntent un mot. On est moins flatté en constatant que l’expression « peeping Tom » semble en recul devant « voyeur », au point que, si nous la recherchons sur la Wikipédia anglophone, on nous renvoie à « voyeurism ». Mais on n’est pas seul Outre-Manche à nous faire cette réputation ; quand je regardais encore la télévision je tombais souvent dans des revues en allemand sur des termes comme « amour fou » ou « ménage à trois » (et ce n’était pas toujours des films français qui étaient concernés).
    En consultant la météo sur le site allemand wetter.com, j’ai été au contraire agréablement surpris de trouver cette annonce en néerlandais : « Appartementen en chambres d’hotes ; Hollands stel verwelkomt u graag (Appartements et chambres d’hôtes ; un couple hollandais vous réserve le meilleur accueil) ». Comme ce couple hollandais vit en Autriche et qu’il s’adressait à une clientèle néerlandophone, il n’avait pas d’autre raison d’employer le terme français (au lieu de « Logies en ontbijt ») que de penser que cela ferait plus élégant. Cocorico !
    À ce sujet, il intéressera peut-être la traductrice que vous êtes de savoir que sur Google j’ai trouvé des milliers de fois pour rendre notre « chambre d’hôtes » non ce « Logies en ontbijt » mais « Kamer(s) van gastheer (ou van gastheren) ». Je suis trop médiocre néerlandisant pour en juger mais je me demande s’il ne s’agit pas là d’une traduction mot à mot (peut-être automatique), d’autant qu’on ne trouve cette forme que sur des pages d’hébergeurs francophones, qui auraient ainsi pensé faire une économie en ne s’adressant pas à un traducteur professionnel. Je laisse à plus compétent que moi le soin de décider.

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