Ce matin, j’ai appris un nouveau mot : vêlage. Rien à voir avec les vaches : il s’agit de la dislocation d’un glacier en fragments, qui donne naissance aux icebergs. La video ci-dessous est extraordinaire, et j’ai hâte de voir Chasing Ice.



De | 2016-04-08T14:00:19+00:00 13 décembre 2012|Mots|2 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

2 Réaction

  1. Emi décembre 17, 2012 à 11:00 ␣- Répondre

    Beau et flippant à la fois. Surtout flippant en fait, quand on réfléchit…

  2. Le vieux Gustave janvier 2, 2013 à 1:13 ␣- Répondre

    Intéressants comme toujours vos billets! Celui-là m’a donné l’occasion d’apprendre que si, au sens de «naissance d’un glacier», le nom «vêlage» (1910) a précédé le verbe «vêler» (1929), c’est l’inverse qui a eu lieu pour la naissance d’un veau. L’accent circonflexe vient du fait qu’on prononçait en vieux français «veeler» et la contraction de deux «e» a produit une voyelle longue, marquée au XVe siècle par un «s» («vesler»), puis au XVIIIe par la forme moderne. J’en finirai en ajoutant que le commandant Charcot, auteur des deux formes française, les a sans doute prises à l’anglais où «to calve» en ce sens existe depuis 1837.
    On peut se demander pourquoi l’anglais éprouve le besoin de préciser, en disant par exemple «iceberg calving» alors que le français ne trouve pas nécessaire de dire «vêlage d’un iceberg». C’est qu’en anglais «calf» peut avoir une signification beaucoup plus large, comme «Kalb» en allemand, et s’emploie aussi pour le petit d’un gros animal (comme dans «elephant calf»), si bien que «to calve» a proprement le sens de «mettre bas». «Vêler» et «vêlage» ayant donc une acception beaucoup plus restreinte que «to calve» et «calving», avec un sens très sûr de la langue le commandant Charcot a compris qu’il était inutile de se charger d’une expression trop longue quand le contexte suffisait pour savoir de quoi il est question.
    Il s’agit donc en français d’un anglicisme, mais d’un anglicisme intelligemment fait, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas.

Réagir