timetableQuand j’ai lu ce tweet ce matin, je savais que « which » était le mauvais pronom relatif et devait être remplacé par « that ». Cependant, mes années d’étude de la grammaire anglaise, à coup de deux heures par semaine, ne sont qu’un lointain souvenir, et j’étais incapable de me rappeler les règles grammaticales régissant l’utilisation de which et de that. Étant un peu trop férue de grammaire, j’ai eu envie de me rafraîchir la mémoire.
En fait, c’est une question de clauses restrictives et non restrictives, bien entendu ! Les causes relatives restrictives contiennent des informations essentielles, sans lesquelles la phrase perd son sens, et peuvent commencer par that, which, whose, who ou whom.
Exemple : We have got to clean the stinking swamp that is the House of Lords.
En revanche, les clauses relatives non restrictives donnent des informations sans lesquelles la phrase fonctionnerait tout de même. Elles peuvent commencer par which, whose, who ou whom, mais pas par that, et doivent être séparées de la clause principale à l’aide d’une virgule.
Exemple : We have got to clean out the stinking swamp that is the House of Lords, which is only marginally more repulsive than the House of Commons.

De | 2016-10-18T15:48:28+00:00 3 juin 2013|Le coin technique|5 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

5 Réaction

  1. Alice Pétillot juin 4, 2013 à 8:11

    Oh la la ! Question que je me pose presque quotidiennement, et que je résolvais jusqu’ici à l’instinct. Clauses restrictives ou pas, oui, c’était un peu loin pour moi aussi. Merci Céline !

  2. Marie-Christine Souq juin 4, 2013 à 7:00

    Bonjour,
    Donc en fait, le tweet était grammaticalement correct ?

  3. Le vieux Gustave juin 4, 2013 à 7:44

    Quand je vois cette envolée lyrique la traduction qui me vient à l’esprit est celle-ci: «Nous devons nettoyer les écuries d’Augias, je veux dire la Chambre des Lords, laquelle est à peine plus répugnante que la Chambre des Communes!» et j’imagine que si jamais l’auteur de cette belle déclamation vient au pouvoir on pourra dire de lui: «Il est entré dans les écuries d’Augias… mais c’était pour en remettre.» Le modeste angliciste que je suis se soumet toutefois humblement à votre appréciation.

  4. céline juin 5, 2013 à 9:57

    @Marie-Christine : La discussion sur le côté anglais de ce blog m’incite à penser que l’usage de “which” et de “that” est sujet à débats, et qu’il vaut mieux donc utiliser “that” pour les clauses restrictives, et “which” pour les clauses non restrictives. Mieux vaut assurer !
    @Gustave : Votre traduction m’enchante, comme toujours 🙂

  5. Le vieux Gustave juin 8, 2013 à 12:17

    Je n’ai pas suivi de cours de langues aussi savants que les vôtres, cependant je me rappelle qu’un professeur d’anglais (à moins que ce soit d’allemand) nous avait fait remarquer que l’article défini des langues occidentales est un ancien adjectif démonstratif dont le sens s’est affaibli, mais que c’est en français que le processus est le plus avancé. Une des raisons en est qu’à l’oreille nous avons perdu la marque du pluriel et qu’il nous faut une marque supplémentaire pour savoir par exemple si «table(s)» est au singulier ou au pluriel. C’est pourquoi notre cher maitre nous conseillait de ne pas hésiter à traduire l’article défini par un adjectif démonstratif si, à l’oreille, nous sentions que cela sonnait mieux. Dans cet esprit la traduction qui me viendrait en tête pour «the stinking swamp that is the House of Lords» serait «ce marais putride qu’est la chambre des Lords».
    Pour «we have got to clean out», je repense maintenant à ce professeur de latin qui nous rappelait qu’en traduisant les plaidoiries de Cicéron nous ne devions jamais oublier les effets de manchettes (pardon: les effets de toge) de cet avocat. Il s’agit d’entrainer l’auditoire et ici l’impératif conviendrait peut-être: «N’hésitons pas à nettoyer à fond», ou peut-être «N’hésitons pas à faire disparaitre». Mais une nouvelle fois je m’en remets à plus compétent que moi pour juger.

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